Vital Kamerhe sur l’affaire de 15 millions $ : « Mon nom n’est apparu nulle part »

Le Directeur du cabinet du chef de l’Etat est sorti de son silence. Vital Kamerhe s’est exprimé pour la première fois au sujet de l’affaire de 15 millions de dollars de rétrocommission des produits pétroliers. De prime abord, il a réjeté les accusations portées contre lui, qu’il estime non fondées.

 “Au début, je me disais que les gens s’amusent et quand le président (Félix Tshisekedi) m’a demandé que le dossier soit transféré chez le procureur, d’abord à la brigade contre les crimes économiques et financiers, mon nom n’est apparu nulle part et l’opération était régulière”, s’est défendu le Dircab de Félix Tshisekedi. C’était à l’occasion de la clôture du séminaire de formation des communicateurs de son parti, l’UNC, le vendredi 1er novembre à la paroisse Notre-Dame de Fatima dans la commune de la Gombe.

Au début, le président de l’UNC (Union pour la Nation congolaise), croyait que les gens s’amusaient en évoquant cette affaire. Mais c’est lorsque, selon lui, cela a pris de l’ampleur sur la toile, “amplifiée” malheureusement par ceux qui étaient sensés expliquer aux gens comment cela s’était passé, qu’il s’est rendu compte de la grandeur de l’affaire.

“C’est le Comité de suivi des prix des produits pétroliers qui gère ce dossier depuis 1992, même légèrement avant. Je me souviens moi-même quand j’étais conseiller économique et financier du vice-Premier ministre Nzanda Buana Kalemba, professeur à l’Université de Kinshasa, j’avais en charge la gestion de la parafiscalité pétrolière”, s’est-il rappelé, allant même jusqu’à l’affectation de cet argent. Vital Kamerhe a ici évoqué les entreprises des voiries, notamment l’Office des routes (OR), l’Office des voiries et drainage (OVD), chargées de rehabiliter les routes de desserte agricole. “Il y a aussi la décote. Et tout cela tombait dans le compte du Comité de suivi des prix des produits pétroliers”, a-t-il ajouté. BPM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *