Le gouvernement va maintenir les frais académiques fixés pour cette année à l’Université de Kinshasa (Unikin). C’est ce qui ressort du conseil des ministres d’hier, vendredi 10 janvier 2020. « Les frais fixés pour l’année académique 2019-2020 dans l’Instruction académique 021 du 15/10/2019 sont en réalité, équivalents aux frais fixés dans l’Instruction académique 020 du 04 octobre 2018, au regard des taux de change de référence », explique le gouvernement à travers un compte-rendu du conseil des ministres.

Pour le gouvernement, les frais connexes, nécessaires au fonctionnement minimum des institutions publiques, sont fixés de manière consensuelle par les cinq groupes membres du Conseil des partenaires, à savoir le Comité de gestion, l’Association des professeurs, l’Association des scientifiques, l’Association du personnel administratif et technique et la coordination estudiantine. Par conséquent, les accords obtenus et signés dans ce cadre engagent toutes les parties signataires, avance l’exécutif. « Sauf à établir que les étudiants membres de la coordination qui ont signé n’avaient pas qualité, il doit être constaté que ceux-ci ont valablement engagé les étudiants sur les montants querellés de ces frais. », indique le gouvernement.

Le gouvernement affirme par ailleurs que l’Université de Kinshasa n’est pas fermée mais la suspension des activités visent à rétablir un climat de sérénité. « Il a été décidé la suspension des activités à l’Université de Kinshasa. Celle-ci a pour objectif le rétablissement rapide d’un climat de sérénité nécessaire au bon fonctionnement de cette institution. L’Université ne sera donc pas fermée. », peut-on lire dans le compte-rendu.

Et le relogement des étudiants réguliers dans les homes de l’UNIKIN sera précédé d’une opération d’identification des étudiants en règle, et de l’exécution des travaux de réhabilitation des résidences qui se trouvent actuellement dans un piteux état et un délabrement très avancé, annonce le gouvernement.

Des étudiants de leur côté, multiplient des appels au calme après deux jours des vives tensions sur le campus de cette université. Un policier a été tué et une dizaine d’étudiants blessés. Certains étudiants, ayant évacué les homes avant l’expiration de l’ultimatum de 48 heures du gouvernement, manquent d’abris dans la capitale. Ils viennent, pour la plupart, des provinces. « Je dénonce le tribalisme de certains députés qui relogent uniquement les ressortissants de leurs coins », fustige un étudiant kinois qui affirme avoir logé en famille 4 de ses camarades des provinces, sans famille d’accueil à Kinshasa.

Dido Nsapu