RDC : l’envoyée de l’ONU appelle à travailler ensemble pour réduire la menace des groupes armés

Au lendemain de l’attaque d’un camp de l’ONU à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), par des manifestants dénonçant l’inaction des autorités face aux exactions d’un groupe armé, les Casques bleus de la Mission des Nations Unies (MONUSCO) menaient des patrouilles intensives dans la région.

« La MONUSCO poursuit ses opérations visant à décourager les activités des ADF (Forces démocratiques alliées) dans le territoire d’Irumu, (dans la province de l’) Ituri. Les bataillons bangladais et marocains mènent des patrouilles intensives et sur de longues distances dans plusieurs localités », a précisé la mission onusienne sur son compte Twitter.

Lundi, à l’invitation du gouvernement congolais, la cheffe de la MONUSCO, Leïla Zerrougui, a participé à un Conseil national de sécurité présidé par le Président Felix Tshisekedi et réunissant ministres et membres de l’état-major dans la capitale Kinshasa.

A l’issue de cette réunion, Mme Zerrougui a rappelé que la MONUSCO ne peut pas protéger la population de Beni, dans la province du Nord-Kivu si elle devient la cible d’attaques par cette même population.

« Je dis à la population de Beni que je comprends sa colère. Je compatis parce que c’est une population qui a beaucoup souffert, qui a subi beaucoup de pertes, qui est déstabilisée. Mais on ne peut pas réussir à la protéger et à soutenir nos partenaires du gouvernement et des FARDC (Forces armées congolaises) si on devient nous même une cible. On ne veut pas qu’on soit la cible. On veut qu’on travaille ensemble pour réduire la menace jusqu’à la finir », a dit Mme Zerrougui, dans des propos rapportés par Radio Okapi, la radio de l’ONU. BPM

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