Rdc: Le premier ministre dépose le projet du budget au bureau de l’Assemblée nationale

Sauf changement de dernière minute, le chef du gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilukamaba fera lui-même le déplacement pour l’hémicycle pour déposer le premier projet de budget post-alternance pour l’exercice 2020 avant la fin de ce mois.

L’annonce a été faite devant la presse par le Vice-premier ministre en charge du budget, Baudouin Mayo Mambeke, à l’issue de la réunion du comité de conjoncture économique ce jeudi 17 octobre 2019. Ladite réunion a examiné le cadre macroéconomique présenté par Elysée Munembwe, vice-premier ministre en charge du Plan. A en croire le patron du Budget, ce cadre macroéconomique a été jugé stable.Mayo a rassuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour que cette stabilité s’observe jusqu’à la fin de l’année.

Outre l’examen du cadre macro-économique, le comité de conjoncture a également pris connaissance d’un autre dossier présenté par le ministre en charge du Commerce extérieur. Ce dossier concerne la politique du gouvernement sur l’amélioration des conditions d’exportation aux postes frontaliers de l’est de la RDC.

Abordant le point relatif à l’orientation sociale de la Loi de finances pour l’exercice 2020, le ministre de la Fonction publique, Yolande Ebongo a été encouragé à poursuivre les discussions avec l’intersyndicale nationale de la fonction publique pour arriver à l’amélioration des conditions sociales des agents et fonctionnaires de l’Etat.

Le projet de Budget, une fois déposé, l’actuel locataire du Matignon congolais sera de nouveau invité au Palais du peuple pour passer son deuxième baptême de feu devant les élus, après son premier oral à l’Assemblée nationale pour obtenir l’investiture de son gouvernement.

Ilunga a l’obligation de convaincre la représentation nationale sur la capacité de son équipe à matérialiser ce projet du budget, passé en un temps record de 7 à 10 millairds de dollars soit, une augmentation de 50% par rapport au budget précédent. Depuis 2006, en effet, le taux de réalisation du budget national n’a jamais dépassé 60%.

Lors de l’ouverture de la session ordinaire en cours, qui est essentiellement budgétaire, la présidente de l’Assemblée nationale à appelé la prudence face à au contexte actuel, caractérisé par la baisse des prix des matières premières sur le marché mondial.Le gouvernement compte aussi sur le financement des institutions financières internationales pour réaliser ce projet de finances. Pourtant l’accès à ces appuis budgétaires est soumis à des conditionnalités.

En concertation avec la délégation congolaise, le FMI a d’ores et déjà annoncé à travers son directeur zone Afrique, l’audit imminent de la Banque. Une des conditions pour la reprise du programme formel avec le gouvernement congolais, rompu depuis l’ère Matata.Pour sa part, le président de la République qui ne jure que la prise en compte des attentes de la population, notamment la gratuité de l’Enseignement de base, premier défi de son quinquennat ne doute de la capacité de son pays potentiellement riche à mobiliser 10 milliards. FAS

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