Plaidoyer des associations du Sud Kivu pour un dialogue intercommunautaire devant ramener la paix

L’inter-mutuelles et associations de la province du  Sud-Kivu (IMASKI), qui regroupe les communautés de cette entité plaide  pour la mise en œuvre  rapide des  mécanismes déclencheurs du dialogue intercommunautaire, a rapporté mercredi  le site de la radio Okapi.

La radio onusienne  s’appuie sur la déclaration faite la veille par  ces associations  qui affirment que ce dialogue va stopper les hostilités et le désastre humanitaire en cours à Minembwe, à Itombwe, à Bijombo et dans la plaine de la Ruzizi.

« Nous, membres de l’inter mutuelles et associations du Sud-Kivu, recommandons au gouvernement de la République, de mettre rapidement en œuvre le mécanisme déclencheur du dialogue tant attendu et dont les documents de travail lui ont déjà été remis par l’équipe de médiation confiée librement à l’honorable Norbert Basengezi Kantintima, et c’est en vue de répondre avec diligence aux préoccupations des 13 communautés du Sud-Kivu en particulier et de la nation en général » , a affirmé le président de l’IMASKI, Désiré Kashemwa.

L’on rappelle que des conflits récurrents opposent depuis le mois de mai, les communautés vivant dans les hauts plateaux de Minembwe, dans le territoire de Fizi. Les affrontements qui s’ensuivent, occasionnent plusieurs déplacements des populations.

Pour mettre fin à cette situation, l’IMASKI invite aussi l’exécutif national à prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’arrêt immédiat des hostilités en vue de stopper le désastre humanitaire en cours.

Revenir sur la voie du dialogue en vue de répondre aux préoccupations des populations

L’IMASKI appelle également toutes les 13 communautés du Sud-Kivu à revenir sur la voie du dialogue en vue de répondre aux préoccupations des populations innocentes, victimes collatérales de ces hostilités.

« Aux 13 communautés du Sud-Kivu, de sensibiliser chacune sa population à la base, et dans les coins et recoins de la république et de la planète à la culture de la cohabitation pacifique », a poursuivi Désiré Kashemwa.

Il a aussi demandé aux organisations internationales humanitaires et des droits de l’homme, d’apporter assistance à tous les déplacés de guerre en errance. «Ces organisations devront accompagner le processus de dialogue en l’appuyant par leur expertise en la matière, de se saisir des plaintes des victimes des crimes de génocide, de guerres et des crimes contre l’humanité, pour que tous les présumés auteurs soient éventuellement traduits en justice» , a ajouté Désiré Kashemwa.

En réaction la communauté Banyamulenge, accusée d’avoir suspendu sa participation à ce processus, dit oui au dialogue, mais après la cessation des hostilités. MM

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