Meurtre de l’infirmier Djef : les professionnels de santé menacent de déclarer “Beni sans hôpital”

Meurtre de l’infirmier Djef superviseur de la zone de santé de Beni au Nord-Kivu, les audiences en flagrance ont été renvoyées à lundi prochain sur demande de la partie civile. Cette structure citoyenne exige la comparution du militaire Mabiala commis à l’auditorat militaire garnison de Beni-Butembo. Ce derneir est cité plusieurs fois par les prévenus pour son rôle présumé dans la participation de ce crime odieux.

Pendant ce temps, les professionnels de santé de la zone de santé de Beni recommandent la protection des prévenus et la présentation de toutes les personnes citées par les prévenus.

Dans un mémorandum déposé au maire intérimaire de Beni le mardi 28 juillet 2020, les blouses blanches menacent de passer à la vitesse supérieure dans 48 heures si leurs revendications ne trouvent pas gain de cause.

après évaluation de nos revendications et le déroulement du procès, nous sommes mécontents de la non mise en exécution des ordres du tribunal exigeant la présentation de deux suspects cités par les trois prévenus. Nous référant aux exigences émises dans notre premier mémo promettant de passer aux actions de grandes envergures si elles ne trouvent pas gain de cause, nous décidons de passer à la vitesse supérieure dans les 48 heures qui suivent, nous déclarons Beni sans hôpital, sauf l’hôpital général de référence pour les urgences”, lit-on dans ce mémorandum.

Pour rappel, l’infirmier Djef a été tué à son domicile mercredi 21 juillet 2020 au quartier Paida, dans la commune de Beu en pleine ville de Beni au Nord-Kivu.

Gires Kasongo, depuis Beni

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