Libertés d’expression et de réunion bafouées: Human Rights Watch dénonce une restriction des droits humains en RDC

L’administration du président congolais Félix Tshisekedi a sérieusement restreint les droits humains en 2020, en utilisant les mesures de l’état d’urgence mises en place en raison de la pandémie de coronavirus comme prétexte pour limiter les manifestations politiques en République démocratique du Congo (RDC), a affirmé ce mercredi l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW).

Des dizaines de personnes ayant critiqué les politiques du gouvernement, y compris sur les réseaux sociaux, ont fait l’objet d’intimidations et de menaces, de passages à tabac, d’arrestations et, dans certains cas, de poursuites judiciaires, a précisé HRW dans un communiqué.

Des efforts “dissipés”

Les avancées en matière de droits humains observées pendant la première année de mandat du président Tshisekedi (investi le 24 janvier 2019 à l’issue d’élections générales controversées) semblent rapidement se dissiper“, a expliqué le chercheur principal pour la RDC chez Human Rights Watch, Thomas Fessy.

Tshisekedi devrait faire marche arrière et mettre un terme à cette répression croissante de la liberté d’expression et de réunion pacifique“, a-t-il souligné.

HRW a interrogé 36 personnes en RDC, dont des victimes d’abus, des avocats, des défenseurs des droits humains et des activistes pro-démocratie, ainsi que des journalistes. Depuis janvier, l’organisation a documenté au moins 39 cas de menaces et de harcèlement liés à la liberté d’expression et à la liberté de la presse dans la moitié des 26 provinces du pays. Belga

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