L’efficacité du maintien de la paix est une responsabilité collective, rappelle l’ONU

« Nos Casques bleus représentent le dernier espoir, le meilleur espoir pour des millions de personnes dans le monde », a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’une réunion sur la performance du maintien de la paix organisée au siège de l’ONU à l’initiative des Etats-Unis qui président en décembre le Conseil de sécurité.

A cet égard, M. Guterres a rappelé que la performance du maintien de la paix est de la « responsabilité collective » de tous les acteurs qui y participent, en commençant par le Conseil de sécurité et la définition adéquate des mandats, puis par le Secrétariat.

« Sur le terrain, les membres du personnel militaire, policier et civil des Nations Unies ont tous un rôle à jouer », a-t-il dit, ajoutant que « la performance incombe également aux États membres – en tant que contributeurs de troupes et de police, gouvernements hôtes (des missions onusiennes), membres de l’Assemblée générale (des Nations Unies), contributeurs financiers et fournisseurs d’appui au renforcement des capacités ».

António Guterres a indiqué que plusieurs progrès avaient été réalisés en matière de performance du maintien de la paix.

En République centrafricaine, le partenariat entre l’Union africaine et la MINUSCA a permis la conclusion d’un accord de paix. De nouveaux systèmes et outils d’évaluation ont été mis en place au sein des missions. Des mesures de prévention et de réponse ont été instaurées pour mettre fin à l’exploitation et aux abus sexuels. Plus de femmes ont été recrutées. Et le nombre de Casques bleus tués a largement diminué (58 en 2017 à 27 en 2018).

Mais sans financement, la performance du maintien de la paix est compromise a dit le Secrétaire général qui a exhorté les Etats membres à remédier à « la grave crise de trésorerie qui touche l’ONU, y compris dans le maintien de la paix ».

Grâce à une flexibilité accrue dans la gestion des ressources entre les missions, l’ONU a réussi à réduire les arriérés de paiement aux pays fournissant des contingents et des effectifs de police pour des opérations actives à un niveau sans précédent. « Mais ce n’est qu’une solution temporaire », a prévenu le Secrétaire général. « Les problèmes sous-jacents de liquidité et structurels du budget demeurent, nous pouvons donc nous attendre à ce que la crise de la dette se reproduise ». avec Onu news

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