La Corée du Nord procède à deux nouveaux tirs de missiles après un appel à la reprise du dialogue avec Washington

This picture taken on August 16, 2019 and released on August 17 by North Korea's official Korean Central News Agency (KCNA) shows the test-firing of a new weapon, presumed to be a short-range ballistic missile, at an undisclosed location. - North Korea fired what appeared to be two short-range missiles into the sea on August 16 and launched a scathing attack on "foolish" calls for dialogue from South Korean President Moon Jae-in, rejecting further peace talks with Seoul. (Photo by KCNA VIA KNS / KCNA VIA KNS / AFP) / South Korea OUT / ---EDITORS NOTE--- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO/KCNA VIA KNS" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / THIS PICTURE WAS MADE AVAILABLE BY A THIRD PARTY. AFP CAN NOT INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, LOCATION, DATE AND CONTENT OF THIS IMAGE --- /

Ce nouvel essai d’armes est survenu quelques heures après que le régime nord-coréen a affirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Etats-Unis, au point mort depuis février.

Quelques heures après que Pyongyang a proposé aux Etats-Unis de reprendre, à la fin de septembre, les négociations sur son programme nucléaire, deux nouveaux « projectiles » ont été lancés, mardi 10 septembre à l’aube, par la Corée du Nord. Ils ont parcouru environ 330 km en direction de la mer du Japon, a rapporté l’armée sud-coréenne. « Nous exhortons le Nord à mettre fin à ces actes qui exacerbent les tensions dans la région », ont déclaré les responsables de l’état-major sud-coréen dans un communiqué. Le terme « projectile » est employé par l’armée sud-coréenne pour qualifier les missiles à courte portée nord-coréens.

Un haut responsable du gouvernement américain a expliqué avoir été informé de ces nouveaux tirs et assuré que Washington suivait la situation de près avec ses alliés dans la région.

Les négociations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis sont au point mort depuis février, quand Donald Trump et Kim Jong-un avaient échoué à trouver un accord sur la dénucléarisation nord-coréenne. Mais lundi, peu avant ce tir, la vice-ministre des affaires étrangères nord-coréenne Choe Son-hui avait affirmé, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle KCNA : « Nous voulons nous retrouver en face à face avec les Etats-Unis à la fin de septembre, à une date et en un lieu dont nous pouvons convenir. »

« Voyons ce qui va se passer »

La période évoquée par Pyongyang coïncide avec l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, qui se tient la dernière semaine de septembre à New York et réunit des dirigeants du monde entier. Mais il n’est pas encore clair si une rencontre entre  le négociateur américain, Stephen Biegun, et ses homologues nord-coréens pourrait avoir lieu à cette occasion.

 « Je dis toujours qu’il est bon de se rencontrer »« voyons ce qui va se passer », a répondu Donald Trump, interrogé par la presse sur l’offre nord-coréenne. Il a saisi l’occasion pour souligner une fois de plus sa « très bonne relation » avec le numéro un du régime nord-coréen. Interrogé par l’Agence France-Presse, le département d’Etat américain a assuré n’avoir aucune réunion à annoncer à ce stade. Mais l’administration Trump a multiplié les appels à la relance des pourparlers.

Stephen Biegun, qui s’est entretenu à plusieurs reprises avec ses homologues nord-coréens depuis sa nomination, il y a près d’un an, avait ainsi exhorté vendredi Pyongyang à cesser de faire « obstacle » aux négociations avant qu’il ne soit trop tard. « Nous avons fait clairement savoir à la Corée du Nord que nous sommes prêts à discuter dès qu’ils nous feront signe », avait répété l’émissaire américain, proposant de « lancer un cycle intensif de négociations ».

De son côté, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, avait dit dimanche avoir « bon espoir » d’un retour à la table des négociations « dans les prochains jours ou semaines ».

Dialogue historique

Après une dangereuse montée des tensions, les deux pays ont entamé un dialogue inédit depuis la rencontre historique de Donald Trump et Kim Jong-un, en juin 2018 à Singapour. Mais leur deuxième sommet, en février à Hanoï, s’est soldé par un échec : le président américain a refusé de commencer à lever les sanctions en échange d’un simple début de désarmement nucléaire proposé par le dirigeant nord-coréen.

Les négociations sont depuis à l’arrêt, malgré l’annonce d’une relance imminente faite par les deux hommes lors d’un troisième entretien plus improvisé, à la fin de juin, à la frontière entre les deux Corées. Depuis juillet, Pyongyang a au contraire multiplié les tirs de missiles de courte portée, qualifiés de « provocations » par des responsables américains – même si Donald Trump s’est montré nettement plus conciliant.

Et l’Organisation des Nations unies a confirmé au début de septembre que la Corée du Nord poursuivait son programme d’armement nucléaire tout en se soustrayant aux sanctions. BPM

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *