Ituri: calme relatif 11 jours après les attaques de Babika Babombi

Le calme est relativement revenu dans la la chefferie de BABIKA BABOMBI, territoire de Mambasa en Ituri/RDC, voilà plus au moins 10 jours après que les rebelles aient endeuillé à répétition cette partie du pays pendant près de deux mois.

Selon un rescapé âgé de 15 ans révolus et habitant de BIAKATO, enlevé par les égorgeurs depuis le 6 mars 2020, il faut rester aux aguets. Joint par l’entremise du service de monitoring de la CRDH à BIAKATO, il témoigne que ce n’est pas encore le moment pour se réjouir.

A l’en croire, il y a plus de 30 civiles encore en otage des ADF dans les forêts de l’Est de la même chefferie. Les FARDC doivent chercher des mécanismes pour leur libération.

Par ailleurs, LA CONVENTION POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS “CRDH” tout en félicitant le travail abattu par les FARDC, dénonce la multiplicité des groupes armés similaires aux MAI-MAI dans les forêts de l’Ouest du groupement BANGOLE. Parmi les sales besognes posées par ces inciviques on enregistre déjà:

Deux pygmées tués au motif qu’ils sont voleurs des chèvres. Aussi, avant hier une jeune fille à été également tuée. Un jeune garçon s’est vu coupé son oreille et il lui a été imposé de la manger car, disent-ils, qu’il serait d’une famille sorcière . Ce garçon et son père et mère ont été emportés par ces éléments Mai-mai jusqu’à EKATU, milieu où se trouve leur bastion dans le groupement BAKAIKU chefferie de BABILA BABOMBI.

Aussi, la CRDH déplore la manière par laquelle ont été traités les 6 jeunes qui se sont rendus au bureau de la chefferie au près du mwami de la place. A son tour il a appelé les autorités militaires. Ils ont été amené manu militari au cachot de la PNC de BIAKATO. Et pourtant, ceux-ci ont répondu à l’appel du Chef de l’Etat le magistrat suprême.

La CRDH demande:

  1. Aux jeunes, de se désolidariser des groupes armés étant donné que ceux-ci ont des objectifs contraires à la paix sociale ;
  2. Au reste des personnes œuvrant encore dans ces mouvements, de bien vouloir se rendre aux FARDC afin de servir le pays sous le drapeau ou autrement ;
  3. Aux autorités sécuritaires de réserver un accueil apaisé et favorable aux gens qui sortent des groupes armés car cela devrait encourager les autres qui traînent encore dans les forêts ;
  4. Au Gouvernement et Nations-Unies de travailler en symbiose pour installer un Bureau de la DDRR en territoire de MAMBASA.

Gires Kasongo

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