Education : “Il ne sera jamais question d’une quelconque année blanche en Rdc” (ministre de l’EPST)

Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique rassure les élèves et les parents que l’année scolaire 2019-2020 sera bel et bien clôturée. Il ne sera jamais question d’une quelconque année blanche comme voudraient le faire croire certaines langues mal intentionnées.

Cette précision, le ministre Willy Bakonga l’a donnée hier aux sénateurs lors de sa réplique aux préoccupations lui adressées en marge de la question orale avec débat de la sénatrice Isabelle Kabamba.

Ses réponses aux questions lui posées par les sénateurs étaient regroupées en neuf points, à savoir : la reprise des cours, la gratuité de l’enseignement primaire, l’enseignement à distance, l’évaluation signification, la paie des enseignants (N.P et N.U), la décentralisation du sous-secteur de l’enseignement technique, les infrastructures, etc.

Concernant la reprise des cours, le ministre a d’abord tenu à garantir les sénateurs que l’année scolaire 2019-2020 connaitra bientôt sa clôture. Le ministère envisage des mesures appropriées qui tiennent compte des gestes barrières en vue de lutter contre la covid-19, pour sauver l’année scolaire.

A ce niveau, tout semble fin prêt. On n’attend que le Président de la République, l’autorité qui avait communiqué les mesures barrières dont la fermeture des établissements scolaires, l’annonce.

Lesdites mesures envisagées prennent également en compte la situation générale du pays, coupé actuellement en deux : les provinces touchées par la pandémie de coronavirus et les provinces non touchées.

Ainsi, un calendrier scolaire est déjà élaboré par le ministère et n’attend que l’aval des autorités pour la reprise des cours. Toutefois, a-t-il prévenu, la prochaine rentrée scolaire 2020-2021 connaitra un léger réaménagement. Concernant la gratuité de l’enseignement de base, le gouvernement poursuivra sans désemparer sa politique en la matière, afin d’éradiquer la déperdition scolaire des enfants congolais. Déjà, pour cette année scolaire 2019-2020 en cours, on a récupéré quelque 4.000.000 d’enfants qui étaient en dehors du système scolaire par manque des moyens financiers des parents.

En rapport avec cette politique décrétée par le gouvernement, plus de 132.000 enseignants (non payés et nouvelles unités) ont été payés à travers le pays. De même, les salaires qui étaient payés ont connu des améliorations.

Le gouvernement assure également le paiement des frais de fonctionnement des établissements scolaires publics concernés par la gratuité, des frais de motivation, de TENAFEP et autres ont été supprimés pour alléger le calvaire des parents. Des cantines scolaires ont été aussi créées avec la collaboration du PAM.

Toujours dans ce chapitre, le gouvernement vient d’obtenir 800 millions USD d’appui de la Banque mondiale dont 356 millions USD de don pour soutenir la gratuité de l’enseignement. Ce financement s’étale sur 3 ans.

Dix provinces sur les vingt-six que compte la RDC, ont été choisies par la BM comme pilotes pour évaluer son action. Cela ne dit pas que les autres ne sont pas concernées. Non, toutes les provinces du pays bénéficient de la gratuité décrétée par le gouvernement, a précisé le ministre.

En termes d’évaluation, Willy Bakonga estime que 30 jours suffisent pour achever le reste des programmes scolaires interrompus à cause de la Covid-19. De l’avis des spécialistes du système scolaire national, ce délai est suffisant pour clôturer l’année scolaire 2019-2020.

Le ministre a aussi fourni des réponses aux questions relatives à l’encadrement des enfants scolarisés dont le nombre a été sensiblement revu en hausse grâce à la gratuité décrétée.

En rapport avec la paie des enseignants qui est régulièrement assurée, le ministre Willy Bakonga a informé qu’actuellement 67% des enseignants possèdent des comptes bancaires contre 33% habitant dans des zones difficiles d’accès où des banques ne sont pas installées.

Des réponses à d’autres questions posées ont été également fournies à l’instar de celles liées aux infrastructures scolaires.On rappelle que la question orale de la sénatrice Isabelle Kabamba avait trois volets, à savoir : quel est le programme en matière de construction des établissements scolaires pour soutenir la gratuité de l’enseignement de base ? Combien d’écoles à construire à court et moyen termes ?

Quel est le programme de recrutement des enseignants pour faire face à l’afflux de la population scolaire provoquée par la gratuité ?Invitée pour clôturer sa question, l’auteur a remercié le ministre de s’être soumis à cet exercice de contrôle parlementaire et salué sa prestation, avant de faire quelques observations et recommandations.

Avant de lever la séance, la plénière a suivi et adopté le rapport de la commission PAJ relatif aux événements venus dernièrement au siège du Parlement où la Police s’était déployée pour faire régner l’ordre. Ce que les parlementaires avaient qualifié de violation du siège du Parlement.

Le président du Sénat Alexis Thambwe Mwamba a signalé que le rapport sera envoyé au Chef de l’Etat en saisissant le Premier ministre en ampliation. Le souhait est de voir le Président de la République convoquer un dialogue entre les institutions, en sa qualité de garant de la bonne marche des institutions, afin de rassurer de leur stabilité.

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