Editorial: La formation du gouvernement en mode “Yandi Ve” !

Détenteur exclusif de la signature, Félix-Antoine Tshisekedi se serait-il mis à la mode “Yandi ve”- en français : pas celui-là- chère à Antoine Gizenga, alors formateur du Gouvernement ? Possible. Après tout, un Antoine peut bien en cacher un autre.

Reste que devenant “élastique”, l’attente commence à lasser plus d’un Congolais. Pas seulement. Des partenaires extérieurs ont aussi besoin d’un gouvernement de plein exercice pour établir ou rétablir ou encore relancer -c’est selon – la coopération. Dans les deux cas, il y a urgence.

A l’interne, après la passation pacifique de pouvoir au sommet de l’Etat, les Congolais piaffaient d’impatience de voir cette dynamique positive déboucher assez rapidement sur un gouvernement incarnant le renouveau et portant des gages de stabilité. Ce qui passait par la nomination d’un Premier ministre d’essence kabiliste, mais “fatshi-compatible”, coalition FCC-CACH oblige. Avec comme finalité, vu du Congolais lambda, l’amorce de requalification du train- train quotidien.

L’extérieur, c’est archi-connu, se méfie du provisoire. Il est donc bien évident que les lignes ne bougeront pas véritablement tant que Kinshasa continuera à nager dans les affaires courantes.

Le temps, lui, ne nous attend pas. Il file vite. Très vite même. La preuve, alors que le 24 janvier 2019 apparaît encore comme hier, il s’est écoulé plus de 200 jours. C’est-à-dire un peu plus de sept mois. Pas beaucoup- comme temps- dans des pays où l’intendance est assurée. Beaucoup dans le nôtre où tout est urgence et tout est priorité.

lessentielrdc.info

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