Afrique du Sud : Le président de la CCRSA appelle au dialogue sur la situation des réfugiés

En Afrique du Sud, la situation des gens demandant une relocation n’est pas résolue. Après avoir été déguerpis par la police sud-africaine devant les locaux du HRC à Cap Town, ces réfugiés sont allés loger dans une église méthodiste.

S’exprimant sur les ondes de média Channel Africa, Charlie Mingiedi, président de la Communauté Congolaise en République sud-africaine, CCRSA, demande à ces réfugiés de casser leur mouvement tout en interpellant les autorités sud-africaines au dialogue.

« C’est comme nous l’avons dit précédemment par rapport à ce débordement, il y a récupération de la situation. Certaines personnes ne comprennent pas comment fonctionnent les organismes et les institutions. Nous n’avons pas été associés à cette initiative mais nous l’avons soutenue ; parce que déjà en tant que responsable d’une grande communauté comme la nôtre, on devait normalement défendre une catégorie des membres de notre communauté qui sont les réfugiés. Donc, nous demandons à ces gens-là, les organisateurs, de respecter ce que les autorités du HCR ont dit. Normalement même le communiqué de presse du HCR dit la même chose. Les gens doivent rentrer à la maison et laisser les responsables donc les organisateurs continuer à négocier avec les institutions gouvernementales et humanitaires. Raison pour laquelle nous avons été touchés de voir comment la police a traité nos enfants et mamans. Ce n’était une bonne chose et on ne devait pas en arriver là. Que les organisateurs se ressaisissent et demandent à nos frères, sœurs et mamans de rentrer à la maison et qu’eux prennent leurs responsabilité en continuant de négocier avec les responsables des institutions que je viens de citer. Nous croyons toujours à ce que madame la ministre des relations internationales et coopération a dit quand elle nous a invité à Prétoria. Il devait y avoir une commission bipartite entre la Dirco et la diaspora africaine. Jusqu’aujourd’hui nous attendons. Parce que si cette commission est mise sur pied, ça va nous permettre de finir certains problèmes en interne et d’éviter ce genre de situation. Parler c’est une bonne chose, poser les actes c’est ce que nous attendons. Nous voulons quand qu’il y ait un signal fort de la part du gouvernement sud-africain. J’insiste encore parce que nous avons été le premier à demander qu’on puisse créer un espace de dialogue permanent le ministère de tutelle et nous, responsables des communautés des pays africains qui avons choisi l’Afrique du Sud comme une deuxième patrie », a-t-il déclaré.

Sarah Isaka

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