A la Une des journaux congolais: soutient de Mike Hummer à la justice, Congrès de l’UNPC, reformes électorales…

Plusieurs sujets sont décryptés dans les colonnes des journaux congolais parus ce mercredi 30 septembre 2020.

Le web journal lessentielrdc.info indique que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Rdc a déclaré mardi 29 septembre 2020 à Bukavu que la population du Sud-Kivu a besoin de la justice, au regard des atrocités qu’elle subit au quotidien. Mike Hammer a mis un accent particulier sur les violences faites à la femme, la lutte contre la corruption et l’impunité. Il l’a dit au cours de sa rencontre à l’hôtel de Panzi avec le prix Nobel de la paix, Dr Denis Mukwege.

” (…) j’ai discuté avec Dr Mukwege sur les préoccupations de la population relative à l’insécurité. On est d’accord qu’il n’y ait plus de l’impunité. C’est nécessaire d’encourager la justice dans la lutte contre la corruption(…) question de mettre aussi fin à la violence contre les femmes (…) toute la population a besoin de la justice“, a déclaré en substance Mike Hammer, ambassadeur des USA en RDC.

Il a par ailleurs ajouté que les Etats-Unis ont une panoplie de programme visant à aider les femmes victimes des violences sexuelles afin de réintégrer la vie normale.

Dans le registre politique, Forum des As écrit, pile deux semaines passées, depuis l’ouverture le 15 septembre, de la deuxième session ordinaire du Parlement. Aucune plénière n’a été convoquée dans les deux chambres. Rien de nouveau. Les Congolais, habitués aux activités parlementaires, en ont la parfaite expérience du rituel.

C’est que généralement, il s’observe une sorte de “temps mort” pendant les deux premières semaines qui suivent la séance inaugurale de chaque session ordinaire. La tradition renseigne que c’est au cours de cette courte période que se réunit la Conférence des présidents pour élaborer l’avant-projet et le projet de calendrier de la session à soumettre au vote de l’assemblée plénière.

Entre-temps, les questions liées aux réformes électorales cristallisent les débats sur la place politique. Nombre d’acteurs politiques vont même jusqu’à pousser le Parlement à se réunir dans le meilleur délai pour aborder cette question. Ces acteurs politiques, parmi lesquels des députés nationaux et des sénateurs, semblent plus attendre de cette session, des réponses aux enjeux politiques liés à l’horizon 2023.

En plus du projet de réformes envisagées de la Ceni, les mêmes acteurs politiques ainsi que plusieurs d’autres acteurs sociaux, membres des associations et regroupements de la plurielle Société civile, à bras raccourcis, anticipent les discussions sur la loi électorale. Ce qui, en soi, n’est pas une si mauvaise chose, dans la mesure où le jeu devra se jouer au niveau du pouvoir législatif, appelé à décider en dernier ressort.

Cependant, l’ampleur de ces débats sur les deux matières évoquées ci-dessus, préoccupe nombre d’observateurs. Ces derniers ne comprennent pas que des politiciens, voire des parlementaires puissent accorder un tel intérêt aux élections prévues en 2023, alors que la session parlementaire en cours est, de par son essence, réputée budgétaire.

Dit autrement, l’opinion estime qu’en lieu et place de la saga ambiante autour des réformes électorales, les Congolais attendent de leurs élus, des discussions profondes sur l’objet même de la session. A savoir, le budget de l’Etat pour l’exercice 2021. Hélas !

Les questions des Réformes électorales intéressent le journal Le Potentiel qui titre en sa manchette : Le G13 craint un renvoi poli de Mabunda. Pour le journal de l’avenue Bas-Congo à Kinshasa, Dans une sortie médiatique, lundi, le Groupe de 13 personnalités en quête du consensus sur les réformes électorales (G13) a agité la sonnette d’alarme sur ce qui se trame à la Chambre basse du Parlement contre leur initiative de réviser en profondeur la loi électorale.

Pour Delly Sessanga qui a clarifié la position du groupe, il y aurait une ambigüité de langage dans le chef de la présidente de l’Assemblée nationale qui estime que la proposition de loi portant révision de la loi électorale initiée par les députés du G13 ne pourra être examinée au cours de cette session de septembre, puisqu’essentiellement « budgétaire » !  Or, selon le G13, à travers ces consultations, le peuple s’est exprimé librement.

En voulant esquiver l’inscription de cette matière au calendrier de cette session, Jeanine Mabunda et sa famille politique, le FCC, veulent-ils, encore fois, défier le peuple ? Quoiqu’il en soit, c’est aux parlementaires en premier lieu de comprendre cette volonté populaire et de la transformer en lois pour assurer réellement la paix et la cohésion nationale en perspective des élections de 2023. Agir autrement et laisser filer cette session parlementaire, serait suicidaire pour la Nation. Le temps est le pire ennemi de tous.

Comme pour se laver les mains, à l’instar de Ponce Pilate devant le Christ et la foule juive, Jeanine Mabunda a rejeté la balle à la conférence des présidents pour décider si les réformes électorales seront abordées ou pas au cours de cette session parlementaire.

Encore que pour elle, un choix sera fait sur les différentes initiatives, tous domaines compris. Un langage flou au regard de la sensibilité de la question électorale et de la gestion efficiente du temps pour les prochaines élections.

Pour Delly Sesanga, tout comme Henri-Thomas Lokondo, Jacques Ndjoli, Mme Riche Mania et Patrick Muyaya qui ont tour à tour pris la parole dans cet échange avec la presse, c’est au nom de ce peuple, qu’ils se sont regroupés au-delà de leurs clivages politiques, pour formuler cette proposition de loi.

Résolutions issues de la médiation de Jolino Makelele : Kasonga Tshilunde rejette en bloc ! écrit La Prospérité. Selon ma consoeur, devant la presse, le Comité Directeur en place de l’UNPC a remis en cause les résolutions assorties de la rencontre du lundi 28 septembre dernier sous la médiation du porte-parole du Gouvernement qui a joué au sapeur-pompier pour mettre fin aux différends qui ont longtemps gangréné cette association des journalistes.

Téméraire, Tshilunde a confirmé et éclairci l’opinion sur la tenue du 9ème Congrès de l’UNPC prévu du 5 au 7 octobre prochain à Moanda, dans le Kongo Central. C’était au cours d’un point de presse urgemment convoqué ce mardi 29 septembre au siège de la corporation. Une position contraire, en effet, au protocole d’accord de réconciliation entre les deux camps dissidents, sous la médiation du Ministre d’Etat en charge de la Communication et Médias, Jolino Makelele.

Faisant cette mise au point, il a révélé également qu’il n’est pas proscrit à qui que ce soit de postuler. Avant de conclure en soulignant que le président sortant de l’UNPC, Boucard Kasonga Tshilunde, est candidat à sa propre succession.

Alors que, parmi les points soulevés lors de la rencontre sous la médiation du ministre Jolino Makelele, il a été convenu que tous les membres du comité sortant ne devraient normalement plus se présenter comme candidat pour un nouveau mandat, et ce, pour des raisons de convivialité et de redynamisation de l’association.

Une sélection de la Rédaction de L’Essentiel

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