A la Une des journaux congolais : le silence du FCC, exonérations illégales, tension à Kiwanja…

Plusieurs sujets reviennent à la Une des journaux congolais parus ce jeudi 29 octobre 2020. De la politique à l’économie en passant par la situation sécuritaire, tout y est.

Planchant sur la situation à Kitoro dans la cité de Kiwanja en territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu en RDC, le web journal lessentielrdc.info indique que la société civile de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu, a appelé mercredi le gouvernent aussi bien provincial que national à intervenir pour étouffer dans l’œuf la résurgence des tueries aux relents des conflits inter communautaire.

Cet appel intervient aux lendemains de ce que la société civile qualifie d’un carnage attribué à un groupe armé dénommé cmc Nyatura.

Au moins, 8 personnes ont été froidement abattues par manchette et deux autres grièvement blessées dans la localité de kitoro près de la cité de Kiwanja, dans la nuit de lundi à mardi 27 octobre 2020, en territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu, en RDC.

Selon plusieurs sources concordantes sur place, des hommes armés en tenu civile assimilés au groupe armé cmc nyatura, ont attaqué le village Kitoro aux heures vespérales.

Déjà quelques bribes d’informations ont fuité hier soir faisant état d’un dialogue en gestation qui va réunir toutes les communautés locales vivant dans cette région. Mais aussi la traque des groupes armés actifs dans la région.

Sur la plan politique, Le Potentiel constate qu’au FCC, on assiste à un suspect silence radio. Un silence très bruyant. À la lisière de la suspicion et de l’embarras. Est-ce un calme annonciateur d’une tempête ? Et pourtant, le président de la République n’a pas acheté le silence du futur ‘‘ex-allié’’ !

Alors que l’opinion publique s’attendait, cette fois, à un hyper-lynchage, à la hauteur du délit de violation de la constitution qu’ils lui imputent, les griots du FCC sont curieusement entrés dans leurs petits souliers. Qu’est-ce qui justifie ce rétropédalage pendant que, en dehors de leur minuscule bulle, rugissent des plus de 80 millions de victimes de l’ancien régime ?

Pourquoi les griots se sont-ils cloué le bec ? Aucune confidence de leur part. Toujours est-il que, après une sommaire analyse des réactions populaires et extérieures au récent message présidentiel, la haute hiérarchie du FCC a, à son corps défendant, réalisé sa bourde et s’est, en conséquence, imposé un temps de réflexion.

Réflexion sur l’avenir improbable de l’actuelle coalition au pouvoir. Réflexion, ensuite, sur ’’la loyauté et la fidélité’’ d’actuels militants FCC envers J. Kabila. Réflexion, enfin, sur une éventuelle future majorité parlementaire devant accompagner le président de la République à ’’déplomber’’ «les ailes de l’espoir de l’envol» collectif vers le développement de la République. Voilà quelques paramètres qui auraient poussé le FCC à museler ses vociférateurs.

Ce black-out imposé équivaut à un retour – en tout cas stratégique – de la Raison dans le camp de l’Arrogance. Car l’expérience, depuis Mobutu, démontre que les initiatives de rarissimes agents autorisés à «parler à l’oreille de l’autorité morale» le desservent. Les fameux proches conseillers occultant la quête de leurs propres intérêts financiers et politiques en brandissant la menace – souvent imaginaire – de l’adversaire. Comprenne qui veut.

Consultations politiques, quid du critérium? s’interroge Forum des As. Selon mon confrère, des consultations en vue d’un reversement de la majorité parlementaire, Félix Tshisekedi y tient à tout prix. Cependant, il se pose une vraie question en rapport avec les critères de participation.

Qui sont donc éligibles à ces rencontres ? Dès lors que le Chef de l’Etat lui-même, a parlé des contacts et des consultations des forces politiques et sociales représentatives, le concept ne donne plus lieu à aucune équivoque.

Il entend prendre langue avec les différents regroupements sociopolitiques du pays. Cependant, d’aucuns pensent que l’initiative de Fatshi pose un vrai problème qui, une fois non résolu en amont, ferait capoter ces consultations.

A savoir les critères d’éligibilité. Fort de la très longue et riche jurisprudence de notre pays, lorsque qu’on parle des consultations politiques, c’est tout le monde qui s’y prépare.

Pour le cas de figure, tout le monde va se bousculer au portillon du Palais de la Nation ou de la Cité de l’Union africaine, pour prétendre participer aux négociations prévues au courant de cette semaine. Y compris la très plurielle Société civile.

Ici, la crainte est que le concept «Forces vives» est un fourre tout. Le pays compte plusieurs société civiles, plusieurs associations et regroupements se réclamant apolitiques.

Donc, de la Société civile, non seulement à Kinshasa, mais aussi à travers l’ensemble du pays. Partant de cette réalité bien de chez nous, il y a risque de voir ces consultations se dérouler dans un grand format, avec comme conséquence de s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Sauf si le Président Félix Tshisekedi qui a initié ces contacts, a déjà ses conclusions et que ces séries de rencontre ne sont qu’une simple formalité pour légitimer sa démarche. Ce qui à priori semble ne pas être le cas, dans la mesure où le but des consultations reste de former une nouvelle majorité et permettre au Président de contourner le FCC.

Exonérations illégales, l’IGF invite les agitateurs à renoncer au cynisme, écrit le tabloïd de l’avenue Bas-congo à Kinshasa. Selon Le Potentiel, l’agitation est totale. Et pourtant, la détermination de l’Inspection générale des finances est loin de faiblir. Ce service s’emploie sans recul à mettre définitivement fin aux illégalités qui ont occasionné un gâchis financier à la République.

Et face à cette évidence qui fait que plus rien n’étant comme avant, les anciens bénéficiaires des exonérations « frauduleuses » n’ont trouvé mieux que de s’en prendre à Jules Alingete, Inspecteur Général-chef de service.

À travers son service de communication, l’IG Jules Alingeti s’est indigné de la publication dans les réseaux sociaux d’une certaine saisine du chef de l’État par M. Leny Ilondo de la FEC au sujet de prétendues anomalies et contre-vérités dans le dossier des exonérations. Selon l’IGF, sur base des chiffres déjà certifiés, « l’État Congolais perd 5.700.000 USD étalés sur trois ans dû aux exonérations fantaisistes ».

L’on note, dans la foulée, la détermination de ce service à aider l’État dans la maximisation de ses ressources grâce à un combat acharné contre la fraude, le blanchiment d’argent et autres crimes économiques. Il n’y a donc pas deux choix aux fraudeurs d’hier. L’IGF les appelle à ne pas rester insensibles face à la misère du peuple congolais et de renoncer à ce cynisme.

Une sélection de la Rédaction de L’Essentiel

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