A la Une des journaux congolais: l’adresse du chef de l’Etat à la nation demain

Le chef de l’Etat s’adresse à la nation demain vendredi 23 octobre 2020, annonce le web journal lessentielrdc.info. Selon mon confrère, dans un communiqué publié mercredi 21 octobre 2020, portant la signature de Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur de cabinet adjoint du chef de l’État, l’on apprend que le président de la République Félix Tshisekedi s’adresse à la nation demain vendredi 23 octobre 2020.

Ledit communiqué, renchérit le web journal lessentielrdc.info, annonce le report sine die de la 54è réunion du Conseil des ministres. Cette communication du chef de l’État interviendra 48h après la prestation de trois juges de la Haute Cour au Palais du Congrès à Kinshasa.

Très pessimiste, Forum des As note que pas donc besoin d’être devin, ni prestidigitateur pour comprendre que le Président de la république va s’atteler à tirer les leçons de la folle journée d’hier mercredi au Palais du peuple.

Le pays entier a pu observer le boycott de la cérémonie de prestation de serment des trois juges de la Cour constitutionnelle par la quasi-totalité des chefs de corps constitués de la République, dont nombre se recrute au sein du Front Commun pour le Congo (FCC).

Ce qui est tout sauf anodin. La grande absence des hauts cadres du FCC, plateforme de la Majorité, alliée au Cap pour le Changement (CACH) renseigne sur l’ampleur du malaise.

Mieux, sur la crise qui s’est installé à la tête des institutions du pays. On voyait mal le Président de la République présider le Conseil des ministres comme si rien ne s’était passé.

Et Le Potentiel de répliquer le boycott par le FCC n’y a rien fait. Elle a bel et bien eu lieu, le 21 octobre, la cérémonie de prestation de serment des trois juges de la Cour constitutionnelle. Côté ambiance, l’UDPS et ses alliés ont bénéficié de la solidarité des regroupements proches de Moïse Katumbi. Y compris l’AFDC-A et le MLC. Une préfiguration de la future majorité alternative.

Les juges Kaluba Dibwa, Kalume Yasengo et Kamulete Badibanga ont donc prêté le serment devant le président de la République. Ainsi investis, les trois juges de la Haute Cour entrent en action. Sous les ovations du peuple qui conspue les tortionnaires kabilistes.

Quelles pourraient être les conséquences de la fracture Cach-FCC ? Tous les analystes sont unanimes pour constater la rupture, en fait, des amarres entre les deux partenaires. Le Parlement dominé par le FCC évolue en totale rupture de confiance avec le président de la République.

Comme il fallait s’y attendre, les nominations des hauts magistrats, suivies de la prestation de serment, ont donné au chef de l’État l’occasion de signer son baroud d’honneur.

Jouissant des appuis populaires et des soutiens extérieurs, il peut désormais gouverner. Et s’extirper du carcan du «roi qui règne sans gouverner» dans lequel voulait l’enfermer le FCC.

La voie des réformes est truffée d’embûches. Mais le Peuple attend de la Cour constitutionnelle le coup de pouce nécessaire à la réforme de la Centrale électorale (Céni) avant les scrutins de 2023. Des réformes du système judiciaire sont également attendues, étant donné qu’elles consacreront l’indépendance de la Justice et mettront les citoyens à l’abri de l’arbitraire.

Pour tout Congolais qui aspire au changement, l’État de droit doit restreindre le champ d’application des immunités, afin de permettre à la justice de sanctionner des délinquants en col blanc, appelés politiciens. Un chantier immense et urgent qui requiert vigilance.

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