A la Une des journaux congolais: Félix Tshisekedi s’attaque aux consultations aujourd’hui !

Ainsi qu’il l’avait annoncé, lui-même,  le 23 octobre dernier, dans son adresse à la nation, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  de retour à Kinshasa après un séjour de deux jours à Brazzaville où il a participé à la célébration du 80ème anniversaire de Déclaration de Charles de Gaulle  sur la France Libre, va  s’attaquer, dès aujourd’hui, aux consultations en vue de requalifier la Coalition FCC-CACH et  constituer, très prochainement,  une union sacrée devant lui permettre d’impulser des réformes profondes pour  consacrer l’alternance démocratique et, en même temps, améliorer la gouvernance en RD. Congo.

Si l’on en croit le journal La Prospérité, officiellement, même si rien n’a filtré sur la nature des personnes, ni la vraie trame des sujets de cette nouvelle  série de consultations, il va sans dire qu’il s’y attèlera certainement  pour rattraper les deux jours alors qu’il avait promis de commencer au début de cette semaine. 

Déjà, du haut de la tribune du Palais de Congrès  de  Brazzaville, le Président  de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a lancé, ce mardi 27 octobre,  un appel à l’engagement  et à la solidarité  africaine   afin d’éradiquer  les forces négatives et terroristes  qui sèment  la désolation  dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  a fait ce plaidoyer  à  la faveur du colloque  sur les 80 ans   du Manifeste de Brazzaville, capitale  de la France Libre ouvert ce matin.

Dans son allocution, le Président de la République a indiqué que son pays, la RDC, partage aussi l’histoire  commune de cette commémoration.

Le Congo belge  n’était  pas en reste à  ce qui se passait en Afrique Equatoriale Française.

Pour illustrer cette solidarité à ce combat, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a rappelé  que le Général  de Gaulle s’était  exprimé  à  partir de la Radio de Léopoldville pour déclencher la résistance.

Ainsi, le Congo fut le premier pays étranger à  recevoir  le Général de Gaulle comme un  Chef d’Etat.

Invités  à  cette activité mémorielle  de  l’histoire franco- africaine, les Présidents de République  de la RDC, du  Tchad, de la RCA ;  les premiers ministres  du Gabon et du Cameroun ainsi que  le Ministre  français  de l’Europe  et des affaires étrangères tout comme la Secrétaire  Générale  de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo et le Président  de la fondation  Charles de Gaulle  Hervé  Gaymard ont chacun fait la restitution de la vérité  historique  sur le rôle  joué  par Brazzaville  pour restaurer l’honneur  et l’Indépendance  de la France, une histoire  occultée et méconnue  des générations actuelles.

Hôte de ce colloque, le Président Denis Sassou Nguesso  a relevé  que le manifeste de Brazzaville est le point de départ du processus de décolonisation des pays africains.

A la suite de l’invasion de la France par l’Allemagne Nazie,  le Général de Gaulle, depuis son refuge de Londres lança à  travers la BBC, la résistance et créa la France libre avec Brazzaville  comme capitale.

Ainsi, Brazzaville  se rallia à la cause  de la France Libre. Des milliers  de combattants partirent avec enthousiasme se battre jusqu’à  la victoire.

Dans son adresse, le Président Sassou Nguesso  a aussi affirmé  que pour tout ce que l’Afrique a donné au monde et particulièrement,  à l’Europe, elle mérite une place en tant que membre  du Conseil de Sécurité des Nations Unies avec  droit de véto.

Jean Yves Ledrian a, au nom de la France,  reconnu, pour sa part,   que Brazzaville est parmi les lieux de mémoire qui compte pour son pays car, a-t-il dit, il y a 80 ans, le sort  de son  pays y était décidé.  «Nous vous devons une partie  de notre souveraineté », a-t-il  conclu.

De son côté, le Président  de la Fondation  Charles de Gaulle Hervé Gaymard a corroboré ces propos en indiquant que  Brazzaville fut « le refuge de la souveraineté de la  France».

colloque de Brazzaville, faut-il le souligner,  avait pris toutes les dispositions  protocolaires sanitaires pour préserver la santé  des participants recrutés  parmi les Chefs d’Etat et de gouvernement, des personnalités  politiques et autres scientifiques venus de plusieurs pays contre les effets pervers de la pandémie à Covid-19.

Pour Forum des As, la démarche du Président congolais à changer la donne des statistiques à l’Assemblée nationale, semble ne pas être du formage à tartiner. Bien au contraire. A l’évidence, l’offre de Félix Tshisekedi est tentante pour des regroupements politiques bien ciblés. Chaque débauché voyant devant lui son quota dans le futur partage du gâteau, rien donc d’étonnant.

La question est de savoir, selon mon confrère, comment Félix Tshisekedi va s’y prendre pour atteindre son objectif ? Evidemment, il n’y aura pas de formule magique. La recette est bien trouvée. Fatshi devra procéder à la pioche. Préconisant des contacts et des consultations des leaders des regroupements les plus représentatifs, Félix Tshisekedi cible, entre autres, des regroupements politiques appartenant à la plateforme Front commun pour le Congo (FCC), très majoritaire à la Chambre basse du Parlement.

Cependant, une lecture combinée de certains articles du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, mets la puce à l’oreille de nombreux analystes. Il s’agit, premièrement, de l’article 26 qui dispose qu’ “Au début de chaque législature, les partis et regroupements politiques déposent au bureau provisoire de l’Assemblée nationale, une déclaration d’appartenance à la majorité ou à l’opposition politique dûment signée par chacun d’eux.

“Par ailleurs, l’article 46 du même Règlement intérieur de la Représentation nationale stipule, sans la moindre équivoque, que “les groupes parlementaires ainsi formés le sont pour la durée du mandat”. Ce n’est pas tout. L’article 54 dudit Règlement intérieur, spécialement en son alinéa 3, vient enfoncer le clou, en soulignant qu'”un député ne peut faire partie que d’un seul groupe parlementaire. Il exerce de droit une fois au cours de la législature. Un député qui quitte son groupe parlementaire perd le droit de s’affilier à un autre groupe, il devient non-inscrit. Il est ainsi du député qui est exclu de son parti”.

Toujours selon ce même article 54, en son alinéa 7, il est écrit : ” Sans préjudice des dispositions de l’alinéa précédent, au cours de la législature un groupe parlementaire qui cesse d’avoir la moitié au moins des membres requis perd la qualité de groupe parlementaire. Ses membres deviennent des non-inscrits” .

Les dispositions sus évoquées du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, se trouvent renforcées par les prescrits de l’alinéa 4 de l’article 110 de la Constitution du 18 février 2006, en rapport avec la fin de mandat ou la perte de qualité de député national ou de sénateur. Ici, le constituant congolais prévoit clairement que “Tout député national ou tout sénateur qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé renoncer à son mandat parlementaire obtenu dans le cadre dudit parti politique”.

Dans un autre registre, La Prospérité écrit finalement, il n’y a pas eu de vainqueur, ni de vaincu entre l’interpellateur Muhindo Nzangi et l’interpellé, le Ministre d’Etat Azarias Ruberwa. En effet, lors de sa riposte de ce mardi 27 octobre 2020, le Ministre en charge de la décentralisation et réforme institutionnelle a donné en sept points sa version de faits sur le dossier Minembwe.

De la thématique de l’ordre de mission à celle de la décentralisation en passant par l’installation du Bourgmestre de Minembwe, le Ministre d’Etat Ruberwa a expliqué qu’il n’est nullement impliqué dans l’existence de cette commune dont l’origine remonte à plusieurs années depuis.

Actuellement, la décentralisation du pays est progressive selon les moyens et la cohabitation doit être consolidée dans plusieurs entités dont Minembwe qui connait présentement des difficultés sécuritaires.

Face à toutes ces explications, l’honorable Muhindo Nzangi, l’auteur de l’interpellation, a opposé un non catégorique. Il a donné sa version en qualifiant de mensonge toutes les allégations du Ministre.

Il a fait des recommandations parmi lesquelles les enquêtes profondes sur le cas Minembwe, suivies des conclusions qui s’imposent. Selon lui, le Ministre d’Etat Azarias Ruberwa doit démissionner de lui-même face à ses contre-vérités.

Il a même insinué que le ministre avait menti sur plusieurs questions pendant ces deux interventions. Le député, en dépit des explications du Ruberwa, a insisté sur ce qu’il appelle caractère frauduleux de la création de cette commune revenant sur la superficie, le nombre d’habitants, la procédure administrative et politique ayant conduit à cet état des choses.

Par ailleurs, dans sa réponse aux élus, Azarias Ruberwa a démontré qu’il n’avait pas installé le bourgmestre de la commune de Minembwe. Selon lui, a-t-il insisté, cette tâche revient au ministre provincial de l’intérieur du Sud-Kivu sur base de la loi régissant les entités territoriales décentralisées à son article 56.

Au regard de ce dernier qui lui avait imputé l’installation des animateurs de Minembwe, Ruberwa le qualifie de «menteur».

Selon lui, le 12 octobre dernier, en période pratiquement non suspecte, le ministre provincial revenait de Minembwe, et a tenu une conférence de presse où il s’étonnait du fait que les gens étaient en train de s’émouvoir par rapport à ces faits bénins, selon lui, qu’il a posés dans le cadre de ses compétences.

Au bout de quelques semaines, dit-il, le ministre provincial s’est plus d’une fois contredit. ‘’…je ne le condamne même pas parce que c’est un acte qui relève de ses attributions, de ses compétences […] Ce que je condamne, c’est cette façon d’agir, il aurait pu assumer, ça m’a surpris, je n’ai pas l’habitude de mentir et je ne mens pas‘’, a expliqué Azarias Ruberwa.

Clôturant la plénière de ce jour, la présidente Jeanine Mabunda a salué l’implication de tous les députés nationaux dans ce débat démocratique qui s’est déroulé dans le respect des textes, privilégiant la paix et la concorde nationales.

Une motion d’information a fait état des conflits religieux à Basankusu dans l’ex-Equateur.

Une sélection de la rédaction de L’essentiel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *