A la Une des journaux congolais : Félix Tshisekedi débute les consultations nationales aujourd’hui !

Ouvrons cette revue de presse nationale par le web journal lessentielrdc.info qui titre à sa Une : Consultations nationales: semaine décisive pour le Président Félix Tshisekedi.

Selon mon confrère, ce lundi 02 novembre 2020, le Président Félix Tshisekedi entame les consultations nationales de toutes les forces politiques et sociales du pays, très attendues depuis la semaine dernière.

Ces consultations reçoivent l’adhésion des politiques et membres de la société civile. C’est le cas de Samy Badibanga qui salue une démarche noble et profondément politique.

Une semaine décisive pour le Président Félix Tshisekedi qui écoutera les uns et les autres afin de fédérer les efforts autour de l’Union Sacrée de la Nation, USN, qu’il appelle de ses voeux.

L’ordre de réception de différents regroupements, associations, corporations et personnalités  invités  se fera selon  les invitations qui  leurs ont été adressées.

Le Chef de l’Etat, rappelle-t-on, avait lors de son dernier discours devant la Nation, dressé la liste des divergences au sein  de la coalition Front Commun pour le Congo (FCC) et  Cap pour le Changement (CACH)  au pouvoir , avant d’exprimer sa volonté d’entamer une série de contacts avec les différents leaders politique et sociaux les plus représentatifs , en vue de recueillir leurs opinions afin de créer une «Union Sacrée».

D’où cette invitation de Samy Badibanga au congolais à un comportement républicain, écrit le journal Forum des As.

Au-delà des divergences apparues dans l’appréhension même de cette initiative de Félix Tshisekedi, le Premier vice-président du Sénat, Samy Badibanga, soutient que l’intérêt supérieur du plus grand nombre doit l’emporter sur tout ce qui s’apparenterait à un conflit de chapelle de trop.

Ainsi, au cours d’une rencontre la semaine dernière avec une brochette de journalistes à Kinshasa, cet acteur politique, Premier ministre honoraire, a déclaré tout son soutien à cette initiative de Félix Tshisekedi. Mettant en exergue l’enjeu national de ces consultations, Samy Badibanga n’a usé d’aucun euphémisme de nature à travestir la réalité.

Bien au contraire. «Après une année et neuf mois de son accession à la Magistrature suprême de notre pays, il est bienséant, plus qu’un devoir de tout responsable, que le Président Félix Tshisekedi porte un regard critique sur sa propre action.

Ici, le but de l’exercice consiste en une évaluation mi-parcours de sa gestion, conformément aux nombreuses attentes légitimes de ses concitoyens», soutient le numéro 2 de la Chambre haute du Parlement au cours de sa rencontre avec les médias.

Sur la même lancée, Samy explique que le sens de l’engagement du Chef de l’Etat est lié à la puissance et à l’efficacité des actions menées pour le peuple, ultime destinataire des actes de bonne gouvernance.

«Il faut reconnaitre là, les signes d’un grand homme d’Etat qui refuse toute initiative tendant à le placer sur un piédestal ou toute adulation excessive liée à l’autosatisfaction et qui accepte les résultats d’une analyse froide pour vaincre éventuellement les écueils rencontrés dans sa gouvernance du pays», renchérit Samy.

La Prospérité de renchérir, Samy Badibanga salue une démarche noble et profondément politique. Si l’on en croit le journal de Mont Fleury à Kinshasa, C’est l’un des poids lourds de la planète Tshisekedi, l’une des égéries du camp présidentiel.

Premier Vice-président du Sénat et ancien Premier ministre, Samy Badibanga Ntita est la personne la mieux  placée dans les institutions issue du CACH après le chef de l’Etat lui-même.

Autant dire toute la portée de ses interventions lorsqu’il décide de livrer sa parole – une parole réputée pour sa rareté. En fin de semaine dernière, c’est autour d’un panel de journalistes triés sur le volet qu’il s’est livré à la presse. Objet : les consultations initiées par le président de la République.

Outre qu’il en fait une analyse politique dans un champ pluridisciplinaire, et une approche institutionnaliste examinant principalement la situation politique de l’heure par rapport au fonctionnement des institutions, il apporte un soutien de taille et non équivoque au président de la République, en expliquant leur bien-fondé dans la situation politique actuelle.

Face à la crise et au diktat du FCC,
Modeste Mutinga appuie l’idée d’une 2ème Conférence nationale souveraine
, titre le journal Le Potentiel en manchette.

Pour le journal de l’avenue Bas-Congo à Kinshasa, la situation de la RDC est grave. Le pays est bloqué à tous les niveaux. Le peuple se retrouve plongé dans un bourbier. Comble de tout, c’est que, dans cette cacophonie, l’allié FCC fait du chantage au président de la République.

Mais la crise étant profondément politique, elle ne pourra être résolue que par une instance hautement politique. Pour ce faire, il faut au chef de l’État imaginer un cadre approprié en vue de dénouer cette équation à plusieurs inconnues et mettre un terme à toutes les misères que lui imposent ses nihilistes partenaires.

C’est ainsi que le président du Parti pour la démocratie et la bonne gouvernance (PDG), Modeste Mutinga propose la convocation d’une deuxième Conférence nationale souveraine (CNS) ; seul cadre pouvant dénoncer à haute voix le mal, identifier ses auteurs, faire le procès du régime précédent, prendre des décisions et les rendre exécutoires et opposables à tous.

À cet égard, écrit Le Potentiel, la CNS 2020 est à même de faire plier les ardeurs obscures des caciques de la famille politique de l’ex-président Joseph Kabila. Ce faisant, toute autre solution envisagée pour contrecarrer le chantage du FCC ne produirait pas d’effet, y compris les consultations annoncées par le chef de l’État. Foi de Mutinga.

En effet, depuis un certain temps, depuis la nomination de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelles et leur récente prestation de serment dans des conditions que l’on connait (boycottée par les membres du FCC), Félix Tshisekedi vit dans sa chair une anxiété déconcertante : faut-il continuer avec les mêmes ou changer le fusil d’épaule ?

Aucun esprit sensé n’a eu besoin d’un croquis pour décrypter le contenu de la dernière adresse du chef de l’État à la nation. En annonçant ouvertement la tenue prochaine des consultations avec les leaders politiques et sociaux de la RDC pour, enfin, créer une « Union sacrée », Félix Tshisekedi est en instance de divorce avec le FCC. Mais cette intention de « rompre » avec  l’« accord co-gestion » signé avec ses alliés du FCC ne passera pas comme un couteau dans du beurre.

Face à l’impossibilité d’avancer en solitaire ou de s’abriter, bon gré mal gré, sous un toit qui suinte de toutes parts, Modeste Mutinga estime que le président de la République a des choix à opérer. D’abord, sur le plan juridique, il lui est difficile de changer des députés en pleine mandature. Ensuite, réussir à débaucher plus de 100 députés nationaux pour s’octroyer une majorité parlementaire serait un exploit historique dans les annales politiques congolaises. Il lui faut, pour cette sale besogne, d’énormes sommes qu’il n’a pas, à moins de puiser ailleurs. Mais où ?

Enfin, sur le plan constitutionnel, là encore la tâche n’est pas du tout facile, tellement que les articles de la Constitution ont verrouillé et compliqué la procédure de dissolution du Parlement.

Buté à ce triple obstacle, il ne lui reste que la possibilité de former une « Union sacrée » à son image. « Ici encore, il faut compter sur l’unanimité des leaders d’une opposition parfois fissurée à l’interne », prévient l’ancien rapporteur du Sénat.

Selon lui, si avec les autres Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi ou l’UNC de Vital Kamerhe… les choses peuvent aller aussi vite, il n’est pas évident avec Martin Fayulu et Adolphe Muzito qui s’affichent dans une intransigeance à rompre le souffle.

Mais sur cette question d’Union sacrée pour la République, il y a bien plus que ceux-là : le FCC n’en veut pas. Non seulement qu’il refuse de s’embarquer dans une aventure dont ils ne maîtrisent ni les contours, ni les atours et ni même les rouages, les cadres de la famille politique de Joseph Kabila menacent ! Ils crient à qui veut les entendre qu’il existe bel et bien un accord qu’ils ont signé ensemble que Tshisekedi ne peut pas se permettre de violer comme une feuille morte.

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